Vie locale

Cygnes et oiseaux aquatiques : un déclin inquiétant au lac d’Annecy

Élise Lavergne-Masson 2 min de lecture

Une population en chute libre

Le paysage du lac d’Annecy change, et pas seulement en raison des activités humaines. Les cygnes, figures emblématiques des rives, deviennent de plus en plus rares. Selon nosalpes.eu, on recensait plus de 120 cygnes dans les années 1970 contre seulement 13 individus en juillet 2024. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance plus large : l’ensemble des oiseaux aquatiques du lac a vu ses effectifs chuter de 63 % en un peu plus de cinquante ans, passant de 6 000 à environ 1 600 oiseaux.

Manque de nourriture et dangers sur les rives

Plusieurs facteurs expliquent ce déclin selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de Haute-Savoie. D’une part, le réchauffement des eaux et la sécheresse appauvrissent le milieu aquatique, réduisant les ressources végétales dont dépendent les cygnes pour s’alimenter. Contraints de se nourrir sur les berges, ces derniers s’exposent davantage aux chiens divagants. Malgré l’interdiction municipale de laisser les animaux sans laisse, la directrice territoriale de la LPO, Anne Dejean, souligne qu’une quinzaine de cygnes ont succombé à des morsures de chiens depuis 2020.

Face à cet effondrement de la biodiversité, des initiatives voient le jour. L’association IREA, créée en 2026, travaille sur un projet de sanctuaire pour la faune, qui pourrait prendre la forme d’un îlot artificiel sécurisé près de Saint-Jorioz. Ce refuge permettrait aux espèces, comme le grèbe huppé ou le blongios nain, de se reproduire à l’abri des perturbations humaines et des menaces directes.

Source : nosalpes.eu

Élise Lavergne-Masson

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